Par Aigle Bleu et l’équipe d’Invocations
Toutes les nations autochtones d’Amérique du Nord font brûler des encens tel que
la sauge, le cèdre, le foin d'odeur et le genévrier pour purifier l’ambiance
dans un lieu, autour d’un objet, ou l’énergie d’une personne.
La fumigation est
utilisée :
- avant une cérémonie;
- avant de méditer;
- au début d’une réunion importante ou d’une rencontre à caractère spirituel;
- avant d’offrir de l’aide ou une guérison;
- pour purifier une nouvelle maison ou appartement avant d’y aménager;
- pour purifier un lieu ou circule le publique par exemple un magasin ou un
bureau;
- dans la maison après des événements pénibles comme un vol ou une maladie;
- dans des lieux ou se sont déroulés des événements comportant de la violence
et/ou de la colère;
- dans les pièces ou l’on effectue des thérapies et ceci parfois avant et après
chaque client; etc.
Toutes nos herbes sont cueillies traditionnellement avec le souci de
l’environnement et le respect des esprits des plantes. Ils sont tous de culture
sauvage, c’est-à-dire qu’ils ne sont pas cultivés mais poussent librement dans
la nature. Ils sont cueillis avec la conscience d’en laisser suffisamment pour
les générations futures.
On fait souvent brûler ces encens dans un coquillage. La coquille d'ormeau - ou
oreille de mer - est celle que l'on utilisait traditionnellement. Nous l'employons
encore aujourd'hui puisqu'elle est belle et très résistante à la chaleur.
N'importe quel coquillage peut être utilisé. L'emploi d'une coquille, en plus
d'être un élément naturel non transformé, symbolise l'élément eau. Dans le
processus alchimique de transformation de la fumigation, les quatre éléments
sont représentés: Le coquillage vient de l'eau, l'allumette qui embrase l'encens
est le feu, les herbes et la cendre sont la terre et enfin la fumée, l'élément
air. Aigle Bleu a toujours été mal à l'aise avec le fait de vendre la maison
d'un être vivant qui nécessite de tuer l'être pour pouvoir l'utiliser. De plus,
l'oreille de mer est maintenant une espèce protégée dans de nombreux pays. Nous
avons donc conçu une coquille en argile ayant la même forme que l’oreille de
mer; elle représente l'élément eau puisque l'argile est mouillée lorsqu'elle est
moulue dans sa forme coquille. Vous pouvez également y rajouter divers éléments
suivant votre inspiration pour accentuer le symbolisme de l'eau de votre brûleur
d'encens, tels qu'y rajouter un morceau de coquille, ou en mouillant l'extérieur
avant d'allumer vos herbes, etc.
Pour purifier avec les encens, placez vos herbes au centre du brûleur. Allumer
avec une allumette en bois, afin de bien embraser le mélange. Si nécessaire,
activer la combustion des herbes en éventant avec une plume ou un éventail. Vous
pouvez rajouter de la poudre de cèdre au mélange initial lorsqu'il est presque
consumé, pour prolonger la durée de la combustion. Ensuite, déplacer la coquille
pour répandre la fumée autour de soi, des pieds à la tête, et aussi tout autour
dans le dos et sur les côtés. S’il est possible de déposer la coquille devant
soi (traditionnellement une personne tient la coquille pendant que l’autre se
purifie), on dirige la fumée vers soi avec ses mains, telle une onde ou une
brume purificatrice.
Il est traditionnel d’offrir la fumée aux quatre directions, commençant au Nord
ou à l’Est et de prononcer une prière tout en tenant la coquille. Les
enseignements spirituels amérindiens disent que la fumée des herbes sacrées
amène notre prière dans le monde spirituel (comme nous voyons tranquillement la
fumée se dissiper dans l’air, il est dit qu’elle se rend directement dans
l’univers de la forme idéal, ce monde spirituel ou « Ungawi » en langue
cherokee, ce monde ou réside les Esprits de tous les êtres). Ainsi, en plus
d’être une offrande pour laquelle les Esprits sont reconnaissants, la fumée des
herbes sacrées porte notre prière au Principe Créateur, le Grand Esprit ou Grand
Mystère, l’Être qui a tant de noms dans autant de langues, mais qui est au-delà
de notre compréhension humaine. La fumigation étant une activité spirituelle,
les cendres qui restent dans la coquille sont sacrées. Nous en disposons de
manière respectueuse dans un lieu naturel.
Pour purifier une maison, nous ouvrons une porte et une fenêtre dans toutes les
pièces et partons d’un côté de la porte pour suivre le mur, en étant attentifs à
envoyer de la fumée dans tous les coins, les armoires et les garde-robes.
Éventuellement, nous arriverons de l’autre côté de la porte et notre maison aura
été entièrement purifiée.
Pour purifier une autre personne, demandez à cette personne de se tenir debout
devant vous et amenez la coquille des pieds à la tête; faites tour à tour le
côté frontal et puis dorsal.
Une aînée de la nation Apache a voulu vérifier cette technique de purification
en laboratoire. Avec l’aide des scientistes, elle a découvert que la fumée de
ces herbes avait le potentiel de saisir l'ion positif, une charge électrique
dans la molécule d'air, et de l'emporter à l'extérieur. C'est pourquoi il ne
faut pas oublier d'ouvrir une fenêtre quand on fait brûler ces herbes. S'il n'y
a pas d'ouverture, vous ne pourrez pas vraiment chasser les éléments nocifs.
Les ions positifs en forte concentration sont nocifs pour la santé. On les
retrouve en grande quantité dans l’air des lieux fortement pollués ou renfermés
depuis longtemps et sans aucune aération. En revanche, l'ion négatif est
bénéfique à la santé. Après un orage électrique, ils sont abondants, car les
éclairs libèrent des milliards d'ions négatifs dans l'air. C'est pourquoi l'air
est si vivifiant après un orage. Aussi, ils sont présents en grande quantité
dans les forêts de conifères, sur les montagnes formées de granit et près de la
mer. On trouve sur le marché, aujourd'hui, des purificateurs d'air qui génèrent
des ions négatifs qui ont la possibilité de diminuer la pollution; les ions
négatifs annulent les ions positifs qui maintiennent la pollution en suspension
dans l'air, et cette pollution se dépose alors sur le sol ou les surfaces
environnantes. Ainsi on peut voir après quelques mois d’utilisation, lorsqu’on
déplace ces machines, leur silhouette, les saletés ayant laissé des traces sur
le mur autour du purificateur.
L'encens amérindien emporte les ions positifs et laisse la place aux ions
négatifs. Il est ainsi prouvé scientifiquement que faire brûler nos encens
chasse les ions indésirables ou "mauvais esprits". Les énergies de nature
lourdes, néfastes, maléfiques ou nocives ont besoin d'un véhicule pour se
transporter, et ce véhicule est l'ion positif que l'on retrouve dans la molécule
d'air. Il en résulte donc qu'il est bénéfique pour notre environnement de faire
brûler l'encens amérindien s'il y a une fenêtre ou une autre ouverture vers
l'extérieur.