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Les Pow wow IV « Danser signifie, pour les organisateurs et praticiens, continuer d’exister sur le continent américain. »

By 24 juillet 2017Blogue

« Danser signifie, pour les organisateurs et praticiens, continuer d’exister sur le continent américain. »[i] Selon certains ethnologues, les différentes pratiques du pow wow seraient des connaissances transmises par des gens qui ont d’abord visité diverses Nations pour apprendre, réapprendre et ramener les traditions dans leur communauté mais aussi distribuer les enseignements dans d’autres peuplades autochtones. Par la suite des contingents complets se déplaçaient dans une communauté pour apprendre la danse qu’ils y pratiquaient. Par exemple, les Attikamekws pouvaient se rendre chez les Ojibwés pour apprendre le Rain dance. Et si ces danses ont « survécues » et ont pu être retransmises, c’est que chez certaines nations, elles ont été pratiquées à l’insu des autorités; pour célébrer les récoltes, par exemple.

Des secrets pouvaient être échangés en offrande de paix pour mettre fin aux anciennes rivalités, comme l’ont fait les Dakotas de la grande famille Sioux aux Ojibwés. En effet, ils leur ont enseigné l’art de fabriquer le tambour Grand-Père, cœur de tous les pow wows. Ils leur ont également transmis les rituels entourant ce tambour sacré et les chants qui l’accompagnent. Les connaissances des danses en s’étendant, permettaient d’ajouter ces dernières aux compétitions. Et, c’est augmentant le carnet de danses, que le nombre de compétiteurs s’est multiplié. Ce qui permet d’offrir des prestations hautes en couleurs tout en conservant son caractère sacré.

Et c’est sur ce caractère sacré que les organisateurs misent dans la préparation et le déroulement de ces événements. D’ailleurs un feu sacré, entretenu par un gardien de feu, brûlera pour toute la durée de l’événement. Le sol où les danseurs performent ainsi que tout le site,  est consacré et ils demeurent sacrés jusqu’à la fermeture du pow wow. Durant le déroulement des activités, aucune consommation d’alcool ou de drogues n’est tolérée. Si un organisateur constate qu’il y a des gens dont les facultés sont affaiblies, il les invite à quitter les lieux. Aussi, des sièges sont réservés spécifiquement aux aînés, aux danseurs en régalia et à leur famille, il est donc de mise pour le public de rechercher d’autres endroits pour s’asseoir, ou d’amener leur propre siège.

Les entrées et sorties réservées aux danseurs doivent rester libres en tout temps et il est interdit de laisser jouer les enfants dans les arènes de danse. Les gens du public sont invités à suivre les instructions de l’annonceur. Le moment où le public peut se joindre aux danseurs y sera annoncé, mais aussi quand il est temps de se lever et d’enlever son chapeau (lors de l’entrée et de la sortie de l’Eagle staff (emblèmes sacrées des Nations), lors des cérémonies d’ouverture et de fermeture du pow wow, et lors de chants cérémoniaux sacrés).

[i]  https://gc.revues.org/4209

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